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Alimentation, santé et écologie

17 juillet 2020 Pas de commentaires

« On ne devra pas consommer n’importe quel aliment sous prétexte d’habitudes, de penchant ou d’ignorance, mais plutôt utiliser de saines denrées parce que personne n’ignore que le corps est le produit direct de la nourriture »
Caraka Samhita (traité médical datant vraisemblablement du début de l’ère chrétienne)

Yoga et Ayurveda font partie de la culture indienne, ils sont comme les doigts d’une même main, indissociables.

L’Ayurveda (connaissance de la vie) nous offre une approche des plus cohérentes avec nos réels besoins, alimentaires entre-autres.

Chaque individu ayant une constitution qui lui est propre à sa naissance (prakrtti), son alimentation sera, idéalement, en accord avec ses besoins pour maintenir au mieux son équilibre énergétique. Cette constitution de naissance va colorer notre tempérament mais elle va aussi changer plusieurs fois au cours de notre vie (fonction des âges, du vécu, de nos comportements et habitudes…).

L’Ayurveda établit ainsi ses principes sur les différentes qualités des saveurs alimentaires. En fonction des types de saveurs que nous allons ingérer, ce sont nos comportements, nos énergies, nos attitudes et nos humeurs qui sont influencés. (Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous invite à vous rapprocher d’un spécialiste en Ayurveda. Vous pourrez trouver des contacts en cliquant sur le lien suivant : https://www.michael-bvs-yoga.fr/liens/)

On rejoint là d’une certaine manière une connaissance plus proche de l’Occident étudiée à travers la diététique de la médecine hippocratique : rétablir l’équilibre naturel des quatre humeurs qui constituent notre tempérament de base.

croix élémentaire
Théorie des quatre humeurs selon Hippocrate

L’importance de l’alimentation et son efficacité relève du domaine préventif et curatif sur notre état de santé général.

Voici quelques préceptes de yoga qui forment le noyau d’une bonne hygiène alimentaire :

  • Il faut honorer toute forme de vie et être reconnaissant pour l’aliment que nous allons ingérer.
  • Éviter les excès de table. Des repas frugaux sont plus faciles à digérer et consommeront moins d’énergie. Un passage du Hatha-Yoga Pradipika énonce ceci « Remplissez la moitié de votre estomac de nourriture solide, un quart de liquide, et laissez en un quart au Divin ».
  • Privilégier des aliments frais et purs. Il nous faut donc éviter les aliments qui sont trop excitants ou trop alourdissants. Qui plus est, nos modes alimentaires ayant évolués, il faut préciser qu’il est préférable de limiter les aliments transformés.
  • Il faut mâcher abondamment la nourriture pour extraire au mieux l’énergie des nutriments mais aussi pour libérer plus de salive (qui contient beaucoup de sucs digestifs) et donc mieux digérer.
  • Adapter les saveurs en fonction de nos propres besoins pour soutenir notre constitution et nos entreprises.

Pour parfaire notre régime alimentaire, nous devons nous alimenter principalement de denrées locales car elles sont en accord avec notre environnement et apporteront donc ce qui convient pour le lieu et la saison où l’on vit.

L’alimentation sera encore plus favorable à notre santé si les cultures alimentaires sont faites en respectant la Nature, c’est-à-dire qu’il est préférable de se nourrir au minimum d’aliments issus d’une culture biologique et au mieux, d’aliments cultivés en permaculture.

Gardons aussi à l’esprit le sens et l’étymologie du verbe « se restaurer ».

Nous apprécions tous de pouvoir être servi à table dans un restaurant lors d’une occasion particulière ou pour un plaisir ponctuel. La définition de « se restaurer » vient du latin « restaurare » et signifie « réparer, rétablir, renouveler ». Il est donc important de bien comprendre pourquoi nous mangeons !

Socrate énonçait « Les autres hommes vivent pour manger, tandis que je mange pour vivre ».

L’acte de se nourrir vise à maintenir un bon état de santé et non pas de l’aggraver soit par ingestion de denrées souillées, ni par addiction, ni par besoins excessifs de compensations émotionnelles. S’alimenter est une nécessité vitale que l’on peut vivre avec plaisir et bien heureusement, mais si le plaisir devient la nécessité, nous aggravons alors notre état de santé.

La boucle est bouclée : l’Homme retrouve sa place légitime au sein de la Nature (non pas en la dominant mais en l’intégrant). De ces comportements et de ces attitudes dépendent aussi notre niveau de bien-être et de santé.

Un dernier point, et pas le moindre : être reconnaissant envers la Terre de nous offrir toutes ses richesses, cette abondance de variétés, et envers les Hommes qui ont contribué à ce que nous puissions jouir du plaisir de nous restaurer.

Gratitude à toutes ces personnes qui travaillent la Terre pour nous offrir de quoi nous nourrir.

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